Fils et fille de…

Nul besoin d’attaque si je vous propose de remonter le temps. Nous voici confortablement installé dans un fauteuil de l’Olympia. Nous sommes un soir d’octobre 1966. Et le Grand Jacques est en pleine lumière. Nous, buvant ses paroles, écumant notre soif.

Nous sommes tous et toutes les fils et les filles de. De Bedos (Nicolas) à Le Pen (Marine), d’Arthur (H) à Jacques (Higelin) sans oublier Izia, de Rousseau à Julie ou la Nouvelle Héloïse.

Julie ou la Nouvelle Héloïse

Page de titre de la première édition

Tous, nous avons été Fils ou Fille de. Et même Petit-fils ou Petite-Fille de. Avant, pour certains et certaines, mais pas pour d’autres, de devenir Père ou Mère de. S’assurant dès lors de pouvoir un jour devenir Grand-Père et Grand-Mère.

Quel lien entre ce soir de 1966 à l’Olympia et ce soir même ? Aucun ? J’en doute.

En cas de doute, je ne m’abstiens pas. J’interroge. Une requête et la réponse m’est aussitôt donné.

D’emblée, j’élimine Balavoine et passe directement au Suprême (NTM). Laisse pas traîner ton fils, si tu veux pas qu’il glisse.

Mais pour ne heurter aucune douce sensibilité, j’esquive et glisse… jusqu’à Tété et son fils de Cham (ndr, celui qui parfois mérite une bonne paire de claques).

Vienne la pluie, l’ami 
Tombe la grêle 
Je plie mais jamais ne m’oublie 

A l’heure où sous l’écorce 
Faillit la Force (c-cling baby) 
Le voici, le voilà 
Mon avis 
La voilà ma philosophie

{…}

Il ne s’agit pas messieurs 
D’occire ou piller à tout va 

Changer le monde 
S’il se peut 
L’adoucir 
A défaut d’en être la lie… 

Mauvais fils, je m’en reviens, après ces quelques douceurs, heurter les maternelles sensibilités. Pour mieux regagner les étoiles d’Arthur H, fils de… lui aussi, fils de Cosmonaute. Et la fille du coupeur de joints dans tout ça ? Elle semble qu’elle traîne aujourd’hui dans la Ruelle des morts.

Et si j’en appelle à Hubert-Félix, c’est pour très vite me rappeler de ce qu’il disait d’un autre Père. Le sien. Un des siens.

Et puisqu’il s’agit d’un hommage.