Les gratuits en mauvaise posture | via xerfi.tv

via www.xerfi.tv – Contrairement à la presse traditionnelle, la presse gratuite ne se vend qu’une seule fois (à l’annonceur).

Ce pari audacieux de se financer sur la seule publicité la distingue de toutes les autres familles de presse. Son contenu, qu’il soit « éditorial » (presse gratuite d’information) ou composé essentiellement (voire totalement) d’annonces commerciales et/ou d’annonces de particulier, est donc entièrement gratuit pour le lecteur.

Vers une disparition de la presse gratuite d’annonces
Malgré un business model très proche, la presse gratuite d’information (PGI) et la presse gratuite d’annonces (PGA) sont pourtant sur des dynamiques diamétralement opposées. Alors qu’il avait déjà considérablement chuté depuis 2007, le chiffre d’affaires de la presse gratuite d’annonces sera divisé par plus de 2 en 2012, selon les prévisions des experts de Xerfi. Un véritable effondrement qui s’explique en grande partie par la liquidation judiciaire de la Comareg, société éditrice du célèbre Paru Vendu.

En outre, la migration du marché des petites annonces du print vers Internet va continuer à tarir les recettes de la PGA.

D’ici à 2015, certains titres subsisteront toutefois, conséquence de certaines spécificités locales et des politiques d’enrichissement de l’offre éditoriale mises en œuvre par certains éditeurs à l’image de Spir Communication. Mais ils ne généreront plus qu’un chiffre d’affaires de l’ordre de 70 millions d’euros (contre plus de 510 millions en 2010). Au final, la PGA traditionnelle (telle que nous la connaissons aujourd’hui) est sans aucun doute amenée à disparaître dans les 10 prochaines années, pronostique Xerfi dans cette étude.

La presse gratuite d’information tire son épingle du jeu…
Malgré un environnement peu porteur, la presse gratuite d’information affiche, elle, une vigueur étonnante. A l’exception de l’année 2009, le chiffre d’affaires de la presse gratuite d’information n’a cessé de progresser depuis son apparition pour atteindre un peu plus de 320 millions d’euros en 2010, selon les données provisoires de la DGMIC.

Même le recul observé lors de l’effondrement du marché publicitaire de 2009 a été limité (-3,5%) au regard de la plupart des autres familles de presse écrite (-9,2% pour la presse professionnelle, -7,1% pour la presse nationale d’information, etc.). Il faut dire que la PGI a tout de suite rencontré un bon accueil auprès du public. Un succès qui a incité les annonceurs à communiquer sur ce support.

Pour accroître leur diffusion, les principaux titres de PGI se sont par ailleurs lancés dans une course à la diffusion depuis 2010. 20 Minutes et Direct Matin ont ainsi d’ores et déjà dépassé le million d’exemplaires. Pour sa part, Metro a choisi d’élargir sa couverture géographique sans augmenter massivement son tirage.

… mais peine à être rentable
Reste à savoir si ces stratégies de volume permettront aux leaders d’équilibrer leurs comptes après des années de pertes. La hausse de la diffusion et la conquête de nouvelles villes ont en effet nécessité des investissements substantiels.

Or aujourd’hui, un seul quotidien d’information gratuit est rentable en France, à savoir 20 Minutes. Direct Matin vise pour sa part la rentabilité en 2013, soit 7 ans après sa création. Tandis que depuis son rachat par TF1, Metro mise entre autres sur les synergies avec la régie publicitaire et la rédaction de la chaîne, pour renouer avec les bénéfices.

Cette recherche d’une croissance rentable s’impose d’autant plus que les acteurs devront consentir de nouveaux investissements, en particulier dans le numérique, pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation (mobiles, tablettes, etc.). 

 

via www.xerfi.tv | See on Scoop.it – le porte-plumes

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