Linguistique

Journaliste par définition

Qu’est-ce qu’un journaliste ? Ce métier recouvre plusieurs réalités. En donner une définition n’est pas aisée.

Pour le CNRTL, un journaliste est une « personne dont le métier est d’écrire dans un ou plusieurs journaux ». D’après le Littré, il « fait, rédige un journal, travaille, comme rédacteur, à un journal ». (suite…)

Ryman Eco, typo écologique

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Écologique et gratuite, la police de caractères Ryman Eco ferait réaliser des économies d’impression encore plus importantes que la typo Garamond.

Mise au point par des Anglais, elle est téléchargeable gratuitement. Ses concepteurs affirment que cette police permet d’économiser un tiers d’encre lors de l’impression, sans que la lecture du texte n’en soit altérée. Si tout le monde l’utilisait, cela éviterait le rejet de 6,5 millions de tonnes de CO2 par an, selon eux.

Télécharger Ryman Eco

[RESSOURCE] Utiliser Scribus | Tutoriels

scribusVoici des guides pour apprendre à utiliser Scribus 1.4 et ainsi faciliter la prise en main de cette application libre pour mettre en page un journal, une brochure, un dépliant, une carte postale… Les possibilités à explorer sont multiples pour peu que l’on maîtrise le logiciel a minima :

Tutoriels officiels Scribus

Le wiki officiel de Scribus répond en français à 27 questions et définitions sur Scribus. Toujours sur le site officiel, on s’intéressera sur cette page à des modes d’emploi spécifiques : réaliser une brochure, générer des pdf écrans…

Fiches de prises en main du logiciel Scribus 1.4

Le CLEMI de l’Académie de Versailles présente un guide de 11 pages (en pdf) : fiches de prises en main du logiciel Scribus 1.4 avec 11 exercices pratiques de mise en page. L’objectif final est la réalisation d’un journal scolaire.

Scribus 1.4 : mode d’emploi

Florian Reynaud, enseignant du collège Arthur Rimbaud d’Aubergenville, propose le guide Scribus 1.4 : mode d’emploi (12 pages, en pdf) organisé de façon progressive dans le processus d’apprentissage : raccourcis utiles, règles de ponctuation, 4 types de travaux du maquettiste, 11 exercices de typographie et mise en page.

Petit mode d’emploi pour aider à la prise en main de Scribus

Le réseau École & nature publie en ligne le petit mode d’emploi pour aider à la prise en main de Scribus (4 pages, en pdf), un mini-guide pour créer une plaquette en 3 étapes : installation de Scribus, prise en main du logiciel, pour aller plus loin dans la mise en forme du texte. L’exercice invite à suivre des instructions avant tout visuelles.

Scribus : la mise en page facile!

Le site Gulliver a mis en ligne en avril 2012 une présentation (20 pages, en pdf) sous la forme d’un atelier de découverte : Scribus : la mise en page facile! Ce tutoriel est découpé en 4 chapitres : à quoi sert Scribus ? Exemples d’utilisation, installation, prise en main. Les fonctions principales sont mises en avant de façon claire et lisible.

Manuel FLOSS Scribus

Élaboré de façon collaborative en août 2011, le manuel FLOSS collaboratif Scribus est librement consultable.

| Via www.netpublic.fr |

[RESSOURCE] Images à la Une

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Les cinq colonnes à la Une ont le goût des caramels d’antan. Et ce goût, cette saveur, guident bien souvent le choix d’une photo de Une.

« C’est la vitrine du journal », m’expliquait François Dufour, rédacteur en chef de Mon Quotidien. C’est elle qui vous fait pousser la porte de la confiserie où l’on achetait des carambars à un franc (avec des vraies blagues, drôles, dedans), des coco-boërs et de vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres (et nous niquaient les dents).

Certaines revues arrivent sous blister dans votre boîte aux lettres. La Une doit donner envie « de faire péter le plastique », m’enjoignait le même rédacteur en chef, dans un inimitable style imagé et pratique. Chez un marchand de journaux, à moins que vous ne soyez lecteur assidu et fidèle, c’est la Une d’une publication qui conditionnera l’acte de feuilletage et d’achat.

Revue2presse offre, chaque jour, un panorama des Unes des principaux quotidiens nationaux et régionaux. Où l’on s’aperçoit qu’une même photo peut être cadrée, recadrée et décadrée selon les besoins de la maquette.

A l’occasion de la Semaine de la Presse, le Porte-Plumes a adapté cette grille à une Une de Mon Quotidien.

Dans un premier temps, ne regardez l’image suivante qu’une ou deux secondes, puis fermez les yeux.

Ensuite, notez ce que vous avez vu, ce que vous avez lu, ce que vous avez identifié.

Vous pourrez ensuite utiliser la grille pour mieux vous repérer.

Une MQ a

La grille lpp :

Une MQ

L’écrit journalistique # 4 : L’angle

Entamons notre propos par quelques éléments mathématiques. La notion de figure en géométrie, regroupe points, lignes, surfaces et volumes.

Deux points suffisent pour une ligne. Trois sont nécessaires pour délimiter une surface. Quatre permettent de créer un volume. Ajoutons qu’un secteur angulaire est obtenu par intersection ou réunion de deux demi-plans, délimités par des droites sécantes ou confondues. L’angle d’un secteur angulaire est le nombre réel positif qui mesure la proportion du plan occupée par le secteur angulaire.

Il en va de même en écriture journalistique. Deux points seuls ne permettent pas de définir un objet. A partir de trois points (de vue), un sujet peut en revanche être délimité. Dès lors, chaque sujet peut a minima admettre trois angles d’attaque. Aucun ne saurait prévaloir sur les autres. Il n’existe pas de mauvais sujets d’articles. Aussi ne devrait-il pas exister de mauvais angles. Cela dit, il faudra n’en choisir qu’un. Et s’y tenir.

Choisir un angle précis, c’est se prémunir deux fois. Cela permet d’éviter les généralités et de vouloir tout dire sur un sujet. Un papier qui voudrait trop en dire risque de ne plus rien dire du tout.

« L’enseignement que l’on reçoit nous entraîne à, effectivement, travailler un angle. Pourquoi ? Parce que, et là, la pratique le démontre, la non prise en considération d’un angle quand il s’agit de rédiger un article de presse expose l’auteur à l’éparpillement, qui peut être extrêmement néfaste pour le lecteur qui, au bout de l’article, va se poser la question : mais où il voulait en venir, le journaliste ? Et même, peut être – ce qui serait plus grave – où voulait en venir l’interviewé ? Donc la définition de l’angle, c’est – pour moi en tous cas – la garantie de la rigueur. »

Extrait d’entretien : Journaliste localier proche de la retraite, rédaction locale de Rennes. In L’angle journalistique, Usages identitaires d’une technique et d’un concept en journalisme local, Pierre Yacger, Mémoire de master, Sous la direction de Denis Ruellan, SciencesPo Rennes, 2010, p. 37.

Une fois le sujet circonscrit, il faut choisir un point de vue pour l’observer, puis rendre compte de ces observations. Ce choix n’est pas neutre. Il dépend de multiples facteurs, liés au contexte. « Angler un papier, c’est d’abord poser une (bonne) question dans un contexte donné, en termes de moments, de valeurs et de lectorats. Le savoir-faire du journaliste se fonde d’abord sur la formulation d’une bonne question. »

Informer, c’est choisir quoi dire et comment le dire. Définir l’angle permet d’opérer une sélection de l’information. Définir un angle se résume à trois choix :

  • Choisir un point de vue original
  • Choisir le traitement le plus efficace
  • Choisir le plus « faisable » en fonction des sources, du temps, des moyens,

Ces trois points sont liés :

  • L’originalité consiste à trouver un plus, un angle inédit, jamais ou peu traité, pour susciter l’intérêt et éveiller la curiosité du lecteur. Pour ce faire, on pourra appliquer les « Lois de proximité » :
    • temporelle (aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain);
    • géographique (le « mort-kilomètre » : un mort dans mon pays me touche plus qu’un mort dans un pays étranger);
    • socio-culturelle;
    • affective;
    • psychologique (sexe, maladie/mort, religion);
    • idéologique (toujours, même quand neutralité affichée);
    • vie pratique…
  • L’efficacité consiste à traduire le ou les anges originaux en genres journalistiques, en une longueur d’article, et en angles complémentaires (encadrés) ou en traitant le sujet en plusieurs papiers.
  • La faisabilité doit être étudiée avant la même les premières recherches. Il s’agit de mesurer si l’on dispose des sources, du temps et des moyens nécessaires pour traiter le sujet sous l’angle choisi.

Définir un angle revient à poser une question principale. Tenir l’angle évite de s’éloigner de la réponse à lui apporter. Fil conducteur du papier, l’angle apparaît clairement au lecteur s’il a été clairement posé et respecté. A défaut, attendez-vous à voir votre papier retoqué avec le fameux « Ouaip, pas mal, mais c’est quoi ton angle ? » (je laisse à [ Artytop ] le soin de vous raconter ceci, dans sa Leçon de journalisme

« Baroudeur ou fainéant, le journaliste a quand même une obligation contractuelle : il doit fournir du contenu. Il tapote donc sur son joli clavier et en sort un texte qui sent bon la marjolaine et l’amène sur le bureau de son chef et lui dit un truc du genre : «Voilà, patron, c’est du solide, faut le mettre à la Une dans l’édition du soir». Le chef qui fume le cigare dans un bureau aux cloisons en verre (j’ai trop vu Superman, je crois) jette un œil dubitatif au texte de son poulain, se tourne et lui dit avec sérieux : «Et c’est quoi ton angle ?». »

On choisit de rédiger un article, et donc un angle, selon la nouveauté qu’il apporte au sujet, l’intérêt qu’il revêt (pour le lecteur, d’abord, pour la communauté, ensuite) et l’originalité qu’il présente. Le lecteur opère (souvent) la sélection de ses lectures selon les mêmes critères. Aussi ne faudrait-il pas qu’à la fin d’un article, il en vienne à se demander pourquoi il l’a lu. Au contraire, il devra trouver réponse à la question que le journaliste a soulevée pour lui.

[ Lyon Piges ] a concocté ce petit mémento qui pour ce billet fera office de conclusion :

  • Un angle = un seul papier. Et réciproquement, un papier = un seul angle;
  • L’angle varie selon le degré : resserré, large, décalé, subdivisé;
  • A un angle correspond plusieurs messages essentiels hiérarchisés;
  • Le titre, accroche, attaque, indique l’angle, le message essentiel et le genre de traitement du papier;
  • Un angle peut faire l’objet de plusieurs papiers, traités «multi-angles».